Degas and Horses

The following extract, from Degas et l’impressionisme by Robert de la Signeranne, contains illuminating comments on dance but also some key observations on “movement” in Degas’ work as a whole. For example, he refers to Degas’ racehorse paintings which demonstrate just as great a facility in capturing movement and energy as the ballet pieces. Signeranne suggests that the fluid energy of both dancer and racehorse is difficult for the naked eye to perceive. Since photography was still in its infancy, it fell to the artist to capture and reveal the complex anatomical exertions that make up a gallop in the final furlong or a flurry of exercises at the barre. Art was moving away from generalised summaries of movement – the triumphant but stylised depictions of a rearing horses or a dancer in full jeté – that one might encounter in sculpture and painting in the 18th century. Now, the emphasis was on creating the persuasive illusion of movement as it happened, rather than as it might be imagined in retrospect, easily and conveniently expressed in a serviceable but markedly limited set vocabulary. Degas, says Signeranne, reveals the ineluctable mystery of movement.

“Sans doute, la danse elle-même avait été mille fois représentée. C’est depuis longtemps, c’est depuis toujours que l’artiste a été séduit par cette musique des gestes. On a même parfois la surprise d’en voir les figures qu’on croit les plus modernes, ou, si l’on veut, les plus « décadentes, » dans des monumens anciens, comme, par exemple, la petite statuette antique du cabinet des Médailles. Mais les gestes particuliers auxquels oblige l’étude préparatoire du ballet : l’exercice de la barre, la marche lente sur les pointes, les flexions jusqu’à terre, tout cela était aussi peu connu que les mouvemens justes du cheval au pas, au trot ou au galop. Degas nous l’a révélé. Ses danseuses ne se tiennent pas dans une attitude définie, comme les Camargos du xviiie siècle. Les pieds picotent le plancher, les mains semblent prendre appui sur l’air, les coudes pointent, les tailles se cambrent dans le tourbillon lumineux des gazes, et le pas rapide, saccadé comme un pizzicato, semble amener, d’une seule glissade, la ballerine jusqu’au bord de la rampe. C’est l’illusion même du mouvement.”